Ouais.
Hochschule Luzern– Design Film Kunst
3’40
alimentaires, inspirée de vécus personnels. Nous découvrons son quotidien à travers
un morceau de sa vie, ponctué de scènes visuelles poignantes et métaphoriques.
Le film commence par l’entrée de la jeune femme, dans sa salle de bain, un lieu de
“perfection” stéréotypée, aux couleurs pastel. Elle s’observe longuement dans les
multiples miroirs avec une attention presque obsessionnelle avant de cracher son
chewing-gum et de le coller sous le lavabo, déjà surchargé de vieux chewing-gums.
Après cet acte, elle s’enfonce peu à peu dans sa propre version de la réalité un monde
où ses perceptions sont déformées. Où l’on découvre son conflit intérieur avec la
partie malade de son esprit qui prend forme comme une version géante d’elle-même
enfermer dans cette pièce trop petite pour elle, où chaque objet, chaque geste
anodin la font resurgir, ce que l’on constate dans les scènes suivantes :
- Lorsqu’elle se déshabille, la sensation de sa peau la fige.
- Lorsqu’elle hallucine l’existence d’un frigo débordant de nourriture exquise, mais que
la partie réaliste de son esprit prend le contrôle de cette vision, révélant la réalité de la
froideur d’un frigo vide.
- Lorsque l’image d’une soupe bouillonnante envahit son esprit à travers l’eau du bain.
À travers ces hallucinations et moments de flottement, le court-métrage explore le
quotidien d’une personne submergée par son propre esprit.
Le film se termine par l’image du personnage presque entièrement sous l’eau,
cherchant une échappatoire dans une solution aussi éphémère qu’une bulle de
chewing-gum.





































































































































